Le Sénégal

    Les Territoires du Bassin du Fleuve Sénégal : Le Sénégal

    Superficie : 196.722 km²

    Population : 15 084 6902 habitants dont 55% de moins de 20 ans, taux de croissance 2,4%

    Spécificités : façade maritime Atlantique, 2750 km de fleuve

    Potentialités économiques :

    • agriculture et agrobusiness (filière riz notamment avec une forte hausse de la demande et un déficit d’approvisionnement, horticulture et produits tropicaux pour l’exportation)
    • tourisme (1ere destination en Afrique francophone)
    • pêche et aquaculture (océan, fleuves, estuaires, lac)
    • TICs et téléservices (1ère place en Afrique de l’ouest en termes de croissance de pénétration et de qualité de services)

    Témoignage : Mamadou FADE, Secrétaire permanent du réseau des maires du bassin du fleuve Sénégal.

     

    temoignage   Le Sénégal est un pays riche en termes de faune et de flore, de sites et monuments historiques classés, d’événements culturels et socio-éducatifs, de ressources hydrauliques, de ressources minières et halieutiques, de produits ligneux et non ligneux, d’infrastructures d’appui à la production, avec un cadre législatif et institutionnel favorable. Chacune de ces ressources contribue au PIB et favorise la création de revenus ; au plan social, certaines ressources renforcent la cohésion sociale et la paix, et le patrimoine culturel et naturel contribue à la promotion du tourisme et de l’éco-tourisme. Le cadre législatif et institutionnel  contribue à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la promotion d’une croissance économique et de la bonne gouvernance économique, sociale et politique.

    On compte plusieurs secteurs économiques dynamiques : la culture irriguée, sous pluie et de décrue ; la transformation des produits agricoles, forestiers ligneux et non ligneux, l’élevage pastoral, l’embouche, l’aviculture et l’apiculture, la pêche artisanale, le transport, le tourisme cynégétique et culturel, l’hôtellerie et la restauration, le BTP. Tous les acteurs bénéficient de soutien en formation, en équipement  de production et d’appui financier à travers des programmes nationaux et des partenaires au développement ainsi que d’une assistance technique. Des conférences territoriales d’harmonisation sont organisées deux fois par an dans les régions pour renforcer la synergie, la mutualisation et l’harmonisation des interventions dans le but de rechercher l’efficacité et l’efficience et de promouvoir l’Etat de droit et l’intégration. La stratégie de redevabilité du pays oblige chaque projet/programme intervenant dans la région à produire un rapport exhaustif de ses activités. Cette démarche contribue à concrétiser progressivement la  territorialisation des politiques publiques prônée dans le cadre de l’acte III de la décentralisation.

    Au niveau déconcentré, Bakel et Goudiry sont des circonscriptions administratives qui font  partie des 4 départements que compte la région de Tambacounda. Bakel compte 3 arrondissements et Goudiry 4. Au niveau décentralisé, Bakel compte 13 collectivités territoriales (12 communes et un département) et Goudiry compte 16 collectivités territoriales (15 communes et un département).

    Ce terroir a une longue expérience d’intercommunalité avec le GIC de Bakel. Actuellement nous avons l’entente du département de Bakel qui regroupe 12 communes, l’entente KKGB qui est plus opérationnelle et qui regroupe 4 communes. Le réseau des maires du bassin du fleuve Sénégal constitue un modèle de coopération transfrontalière entre communes de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal.

    Le mouvement associatif local est composé d’associations de producteurs agricoles et pastoraux, de jeunes et de femmes, de GIE, de fédérations et unions locales et départementales et de réseaux. Au niveau de la diaspora, on trouve des associations villageoises, inter-villageoises et communales qui travaillent sur des projets de développement du terroir. Avec l’avènement des changements climatiques, des initiatives locales ont donné naissance à de nouvelles structures associatives. Au plan national, il existe un dispositif local démembré à travers les conseils communaux de la jeunesse, conseils d’arrondissement de la jeunesse et conseils départementaux de la jeunesse. Pour asseoir une gestion locale des infrastructures et services, on note la présence de comité de gestion d’écoles, des postes, des centres de santé et des infrastructures hydrauliques.

    Les principaux défis pour le Sénégal résident dans :

    • La nécessité d’asseoir une bonne gouvernance des ressources naturelles
    • L’accès aux services sociaux de base de qualité
    • L’accès et l’amélioration de la qualité des infrastructures de soutien à la production
    • L’augmentation des capacités financières et de pilotage du développement des collectivités territoriales (ressources des collectivités, personnels de qualité moyens d’intervention)
    • La mise en place de mécanismes financiers délocalisés d’appui aux initiatives économiques locales y compris la valorisation de l’apport des migrants
    • La mise en œuvre de la volonté portant sur la coopération territoriales (pôles territoires, ententes intercommunales, structures et projets de coopération transfrontalières etc.)
    • La mise en œuvre de projets de renforcement de la résilience aux effets de changement climatiques

    Le Sénégal, pour faire face à ces défis et aux enjeux de la gouvernance et du développement local, a engagé une réforme qui a abouti à  l’acte III de la décentralisation. Cette réforme majeure prône la territorialisation des politiques publiques basée sur une meilleure valorisation des potentialités de territoire, l’équité territoriale à travers la communalisation intégrale et l’érection des départements en collectivités territoriales. Au  regard du diagnostic, il ressort la nécessité de ruptures pour stimuler le potentiel de croissance, de créativité et d’initiative entrepreneuriale afin de satisfaire la forte aspiration des populations à un mieux-être. Cette réforme a donné naissance au Plan Sénégal Emergent qui se décline en 3 axes :

    -Transformation structurelle de l’économie et croissance

    -Gouvernance, institution, paix et sécurité

    -Capital humain, protection sociale et développement durable


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    Commune de Béma

    La commune rurale de Béma, crée en 1996, couvre une superficie d’environ 1 350 km2 et se compose de 24 villages.

    La population est estimée à 23 473 habitant·e·s en 2009. L’exode rural est très pratiquée par cette population, en direction de Bamako, Ségou, Kayes, Kita et le Kaarta, et ce particulièrement chez les maures et les jeunes.

    De plus, la commune est caractérisée par un important mouvement migratoire. La population émigrée est estimée à 1 262 personnes, soit environ 7% de la population totale. Ces déplacements sont orientés vers plusieurs pays dont les plus importants sont africains comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Congo ou encore le Nigeria.

    L’émigration constitue une importante source de revenus dans la commune, ses revenus servent à payer les impôts et taxes, à acheter des céréales, construire des maisons, mener des travaux d’intérêt collectifs et donc en somme participent activement au développement local.

    Documents à télécharger:

    Programme de développement économique, social et culturel de la commune rurale de Béma